Evaluation des enseignants Les négociations ont commencé le 6 décembre.

Le ministère a présenté ses propositions de départ sous la forme du texte d’orientation de septembre : le projet de décret est donc retiré.

 

Début des négociations

> La séance de négociation a essentiellement porté sur la question de l’inspection individuelle, et du lien évaluation/avancement.

L’analyse du Sgen-CFDT est que c’est la force de ce lien qui rend dangereux le renforcement de l’implication du chef d’établissement dans le processus.

> Le Sgen-CFDT a fait valoir qu’une évaluation des personnels devait prendre en compte le travail d’équipe et l’ensemble des taches effectuées et permettre un regard croisé entre le supérieur hiérarchique, évaluateur de proximité, l’inspecteur, expert nécessaire, et l’évalué. Dans le nouveau processus, plus rien ne justifiait que perdure l’inspection individuelle hors les cas de changement de corps et de discipline, ou bien dans le cadre du processus d’évaluation, mais à la demande du collègue.

> Après avoir rappelé notre position de principe sur la déconnexion de l’évaluation et de l’avancement, nous avons présenté une proposition d’avancement au choix pour tous, alors qu’il est prévu un avancement à l’ancienneté pour tous, ce qui amènerait une réduction des mois de bonification qui pourrait être proposée par l’évaluateur.

> Nous avons aussi formulé des revendications précises en matière de publicité et de transparence des actes d’évaluation par établissement et au niveau territorial, pour par exemple obtenir des informations sur la répartition femmes-hommes en termes de propositions de réductions d’ancienneté.

> Sur tout ces points nous sommes dans l’attente de la réponse de la DGRH, réponse qui interviendra avant le 15 décembre, réponse qui, si elle nous convient, sera le point d’appui pour la poursuite des négociations.

 

Poursuite des négociations

D’autres organisations syndicales ont déjà fait connaître leur volonté de s’associer dans un deuxième temps aux discussions. C’est une bonne nouvelle qui n’enlève rien à nos interrogations sur l’opportunité de maintenir une journée de grève sur des objectifs tous atteints à ce stade.

> Nous veillerons dans la poursuite de ces négociations à faire valoir au maximum nos revendications surtout quand elles diffèrent de celles des autres organisations syndicales : Snes et SE réclament le retour de l’inspection individuelle, et le syndicat des inspecteurs de l’Unsa se flatte à demi-mots de l’avoir obtenu.

> Le déroulé de ces négociations permettra d’éviter le piège tendu par le président-candidat qui aurait aimé voir, en dernier ressort, les organisations syndicales en appeler à l’aide d’un autre candidat sur la base d’une posture impopulaire de refus et de repli corporatiste.

 

Fin des négociations

À l’issue des négociations un projet d’accord sera proposé aux organisations syndicales représentatives.

> S’il recueille des signatures représentant plus de 20 % des collègues et en l’absence d’oppositions d’organisations syndicales représentant plus de 50 % des collègues, il sera réputé valable et sera appliqué.

> Le Sgen-CFDT se positionnera au regard à la fois de la situation de négociation de départ et de la situation actuelle : l’accord proposé constitue-t-il une avancée pour les collègues ou non ? Les instances démocratiques du syndicats (Conseil fédéral ) prendront la décision finale.

> En cas de désaccord, et à toutes les étapes de la discussion si nous le jugeons nécessaire, nous pouvons appeler à nouveau à la mobilisation.

> Le processus de négociation rapprochant la date de décision de l’échéance présidentielle, nous pourrons toujours faire appel d’une décision que nous jugerions négative auprès d’un éventuel nouveau pouvoir, mais sur la base de nos propositions et sans avoir été mis dans la posture de supplétifs d’une campagne électorale.